Un an après l’élection de François Hollande. Tableau d’un glissement néolibéral

 

Il y a un an, nous étions nombreux à être soulagés : « ouf », « enfin », « Sarkozy est battu ». Et beaucoup d’entre nous espéraient surtout une rupture avec la politique menée pendant son quinquennat, néolibérale et autoritaire. En un an, le gouvernement Hollande n’a pas cessé d’agir. Mais dans quel sens ? Certes, il reste quatre ans. Mais, pour l’instant, le changement attendu n’est pas au rendez-vous. Et, de glissement en glissement, le gouvernement Ayrault semble plutôt engagé dans une fuite en avant néolibérale. Par quels mécanismes ? Sur quels dossiers ? Cette Note de la Fondation Copernic en fait un récapitulatif. Sur la politique européenne, l’écologie, les droits des femmes, le logement, la fi scalité, la dérive sécuritaire, la politique industrielle, les revenus, l’emploi, les licenciements…, les choses ont changé, mais souvent dans le mauvais sens. C’est parce que l’histoire n’est pas écrite d’avance, parce qu’il n’y a pas de fatalité, qu’il fallait rapidement proposer un bilan d’étape. Et avoir un tel bilan à l’esprit permettra d’agir, pour remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait tourner à l’envers.

Camille Jouve, Pierre Khalfa, Patrick Le Moal, Claire Le Strat (coord.)

coll. « Les Notes de la Fondation Copernic »

UN AN APRÈS L’ÉLECTION DE FRANÇOIS HOLLANDE.
TABLEAU D’UN GLISSEMENT NÉOLIBÉRAL

Le slogan de campagne de François Hollande, élu en mai 2012, promettait « le changement maintenant ». Un changement d’emblée très sérié, puisqu’il se limitait à soixante mesures, à la réalisation déjà incertaine (cf. la taxation des plus hauts revenus).

Un an après, où en est-on précisément ?

De combien le Smic a-t-il augmenté (il l’avait été de 10% en 1981) ?
Quelles mesures ont été prises pour aider les plus fragiles (comparées au blocage des prix pendant six mois en 1981-1982, ou au contrôle des loyers et des expulsions en juin 1982) ?
Est-ce que la justice sociale et fiscale a été restaurée (rappelons-nous la création de l’ISF en décembre 1981) ?
Quelle politique pour l’emploi (on se souvient des nationalisations en février 1982 des 36 premières banques de dépôt et de la plupart des grandes entreprises industrielles) ? Il y a eu cette année des plans de licenciements en cascade.
Quelles avancées pour les salarié-es (avec les accords Wagram, nous sommes si loin des lois Auroux, des 39 heures, de la retraite à 60 ans, en mars 1982, et de la cinquième semaine de congés payés en janvier) ?
Quelle réorientation de la politique énergétique ?
Quelle politique d’aménagement du territoire (cf. les choix faits avec l’aéroport de Notre-Dame des Landes) ?
Quels changements pour les sans-papiers, les sans-toit, les sans-emploi… ?
Quels rapports aux multinationales, aux institutions européennes, au FMI, aux banques qui endettent les peuples ?

Pourquoi ce choix de l’austérité ?

Sous la forme d’un abécédaire, à l’instar de Sarkozy, bilan de la casse, cette Note de la Fondation Copernic veut dresser l’inventaire des promesses réalisées ou oubliées, depuis un an de présidence Hollande.

Et, d’évidence, la politique développée ne marque pas de rupture avec les orientations libérales. Tantôt, le gouvernement Ayrault revient sur certaines mesures de la droite au pouvoir, mais sans restaurer les droits perdus (cf. la formation des enseignants ou la LRU, ou bien encore la RGPP). Le plus souvent, le gouvernement Ayrault poursuit les mêmes politiques, les mêmes projets que l’équipe Sarkozy (cf. la compétitivité ou l’Europe). Et laisse en l’état nombre de mesures insupportables prises par la droite (cf. service minimum dans les services publics…).

Au point que l’on est tenté de parler d’un « glissement néolibéral » du gouvernement…

15 mai 2013 | Publié dans Finance, Partis et syndicats


Les évacuations de camps cassent les processus d’intégration des Roms»

  • 08 avril 2013 |MEDIAPART  Par Carine Fouteau
  • Entretien AVEC LE PREFET ALAIN REGNIER
  • Sa mission consiste à aider les Roms à s’intégrer. Désigné depuis sept mois par le premier ministre, le préfet Alain Régnier, délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal), est censé faire contrepoids à la politique de démantèlements des campements menée par le ministre de l’intérieur.
  • Le programme fixé par Jean-Marc Ayrault est d’anticiper l’intervention des forces de l’ordre, d’établir des liens avec les familles et de leur permettre d’accéder à leurs droits en matière de logement, de travail, de scolarisation et de santé. Autrement dit, de les aider à trouver une place dans la société française. Une tâche difficile à mener quand Manuel Valls clame que cette population ne souhaite pas s’insérer en France. Continuer →
9 avril 2013 | Publié dans Uncategorized


TEMPS DE TRAVAIL ET TEMPS DE VIE : les nouveaux visages de la disponibilité temporelle (PUF, 2013)

Au stand de l’UPR (offert contre paiement de 10 vignettes) lors de la fête annuelle du PCF 13 à FABREGOULES  (commune de Septêmes les Vallons) le DIMANCHE  23 JUIN de 14h30 à 16h et dédicacera son livre.

http://www.franceculture.fr/emission-l-essai-et-la-revue-du-jour-temps-de-travail-et-temps-de-vie-revue-sociologie-du-travail-20

http://www.afs-socio.fr/?q=node/197

7 avril 2013 | Publié dans Travail, emploi, chômage


ENZO TRAVERSO « Il faut savoir nager à contre-courant »

interview parue sur Médiapart

Enzo Traverso, né dans le Piémont en 1957, est un universitaire de l’engagement et de l’exil. Sa vie et ses travaux semblent infléchir très à gauche ces vers du très à droite Charles Baudelaire, qui closent Le Cygne, l’un des plus beaux poèmes des Fleurs du Mal :

Je pense aux matelots oubliés dans une île,

Aux captifs, aux vaincus !… à bien d’autres encor !

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14 mars 2013 | Publié dans Culture, International, Laïcité, communautarisme


« Tempête sous un crâne » un film sur l’école à ne pas manquer

7 janvier 2013 | Publié dans Uncategorized