Conférence du 3 décembre

Prochaine conférence de l’UPR le 3 décembre à la maison de la Région à 19 heures

avec Dominique Rousseau

(Professeur de droit constitutionnel, Université Paris I Panthéon-Sorbonne)

dominique rousseau

Radicaliser la démocratie

 

Diapositive1

Lieu de la conférence
Maison de la Région
61 la Canebière
13001 Marseille
Métro ou tramway – arrêt Noailles

 

Toutes les institutions sur lesquelles reposait jusqu’à présent notre société sont remises en cause. Le suffrage universel perd sa force légitimante du fait de l’abstention, les partis politiques n’ont plus d’adhérents, les syndicats ne représentent plus grand monde, le Parlement ne délibère plus. Mais ce n’est pas seulement une crise de l’Etat, c’est aussi une crise de la justice, de la médecine, de l’éducation, du journalisme, de la famille… Toutes ces institutions qui fonctionnaient sur des règles établies, routinières, s’interrogent en même temps. C’est cette coïncidence qui nourrit la crise actuelle. Il faut donc repenser toute l’organisation ­sociale. Radicaliser signifie revenir aux principes, à la racine de la chose démocratique, c’est-à-dire au peuple. Or le peuple a été oublié, il a été englouti par le marché – le consommateur a pris le pas sur le citoyen – et par la représentation : les représentants parlent à la place des citoyens.

 

Le Monde, 23 mars 2015

 

Une interview de Dominique Rousseau par le Monde 

Une interview réalisée par la Marseillaise

 

 

Conférence du 24 novembre

Conférence organisée en partenariat

avec les Editions Agone

Mardi 24 novembre à 19 heures

avec Jacques Bouveresse

(Philosophe, Professeur honoraire au Collège de France)

Bouveresse

Les intellectuels et les médias

Diapositive1

Lieu de la conférence

Maison de la Région

61, la Canebière

13001 Marseille

Métro ou tramway : arrêt Noailles

 

“On a rêvé pendant longtemps d’une presse libre. Mais maintenant que le monde est censé l’avoir obtenue, ce à quoi on devrait rêver comme à une sorte de bonheur inespéré est plutôt, selon Kraus, un monde sans presse ou même simplement une journée sans journal (pour des raisons qui sont à peu près du même genre que celles qui ont pu inspirer, de nos jours, l’instauration d’une journée sans voitures ou d’une journée sans tabac).” (J. Bouveresse, Schmock ou le triomphe du journalisme, Paris, Seuil, 2001, p. 36)

Une des questions que pose le philosophe Jacques Bouveresse, professeur honoraire au Collège de France, en présentant la critique implacable de la “grande presse” menée au début du XXème siècle par le satiriste autrichien Karl Kraus (à qui il a consacré un autre ouvrage majeur : Satire et prophétie, Marseille, Agone, 2007) peut s’énoncer ainsi : les raisons pour lesquelles on a voulu l’émergence d’une presse libre ne sont-elles pas également celles pour lesquelles on pourrait souhaiter voir la grande presse actuelle, sinon disparaître, du moins perdre une partie de son influence ? Alors que la presse était censée constituer, vis-à-vis des forces politiques et économiques, un contre-pouvoir permettant l’expression de paroles habituellement dominées et d’outils de connaissance critiques, ne tend-elle pas aujourd’hui, avec les grands médias en général, à être le simple relais de ces forces ? Quand le système médiatique est en mesure de faire croire qu’il est bel et bien le seul véritable contre-pouvoir et que les intellectuels qui s’y expriment à longueur de journée sont les seuls qui méritent d’être entendus, comment espérer pouvoir s’opposer efficacement à lui, et contrebalancer la parole de ces derniers ? C’est à ce genre de questions que Jacques Bouveresse s’efforcera de répondre lors de la conférence qu’il donnera dans le cadre de l’Université populaire républicaine de Marseille